La quatrième édition du Festival international du livre et des arts assimilés du Bénin (FILAB) donnera une place particulière à la littérature comme espace de réflexion sur les bouleversements du monde. Parmi les écrivains attendus du 8 au 10 octobre 2026 à l’Université d’Abomey-Calavi, Thierry-Paul Ifoundza viendra notamment présenter son nouvel ouvrage, La grammaire du déchirement, publié aux Éditions MVO.

Cette nouvelle parution s’inscrit dans une œuvre qui s’intéresse aux sociétés, aux événements qui façonnent les peuples et aux destins individuels confrontés aux grandes transformations de leur époque. Avec ce roman, l’auteur porte son regard sur l’un des conflits majeurs de l’actualité internationale : la guerre russo-ukrainienne.

Quand la géopolitique devient une histoire humaine

La grammaire du déchirement prend pour fil conducteur le vécu du conflit russo-ukrainien par Veronica Orlova, une Russe issue d’un couple mixte russo-ukrainien.

À travers ce personnage, le conflit entre les deux pays est appréhendé au-delà des seules considérations géopolitiques. La guerre, décrite comme une confrontation fratricide entre deux peuples historiquement liés, devient une expérience intime : celle d’une femme prise dans les contradictions d’une histoire familiale, culturelle et nationale bouleversée par la guerre.

Le choix d’un personnage issu d’une famille russo-ukrainienne permet ainsi de déplacer le regard. Derrière les frontières, les alliances et les affrontements militaires apparaissent des individus confrontés à la perte des repères, aux fractures identitaires et aux conséquences humaines d’un conflit qui dépasse largement les champs de bataille.

Le titre même du roman suggère cette volonté de traduire par la littérature ce qui semble parfois difficile à formuler : les blessures, les divisions et les contradictions provoquées par une guerre qui déchire des sociétés mais aussi des familles et des consciences.

Une bibliographie tournée vers les réalités du monde

Cette nouvelle publication vient compléter une bibliographie déjà diversifiée.

Lumières de Saint-Avold, publié le 21 janvier 2025 aux Éditions PAARI, figure parmi les ouvrages que Thierry-Paul Ifoundza proposera au public du FILAB. Il pourra également présenter Cher Burkina, paru en janvier 2024 aux Éditions Maïa, ainsi que Congo-Brazzaville, un système de santé dystopique, publié en juin 2020, et Si le général Mokoko m’était raconté, paru en 2021.

Ces ouvrages témoignent d’un intérêt constant pour les réalités politiques, sociales et historiques. La diversité des sujets abordés permet également de situer l’écrivain dans une littérature qui ne se limite pas à raconter des histoires, mais cherche à interroger les sociétés et les événements qui les traversent.

Les ouvrages à découvrir

  • La grammaire du déchirement — Thierry-Paul Ifoundza, Éditions MVO, nouveau roman.
  • Lumières de Saint-Avold — Thierry-Paul Ifoundza, Éditions PAARI, 21 janvier 2025.
  • Cher Burkina — Thierry-Paul Ifoundza, Éditions Maïa, janvier 2024.
  • Congo-Brazzaville, un système de santé dystopique — Thierry-Paul Ifoundza, juin 2020.
  • Si le général Mokoko m’était raconté — Thierry-Paul Ifoundza, 2021.

Deux rendez-vous pour rencontrer l’écrivain

La venue de Thierry-Paul Ifoundza au Bénin ne se résumera pas à la présentation de ses ouvrages. Plusieurs rendez-vous permettront au public de découvrir son univers et de dialoguer directement avec lui.

Le 9 octobre 2026, de 11 h à 13 h, l’auteur animera notamment un café littéraire à la Bibliothèque nationale du Bénin, autour de Lumières de Saint-Avold. Ce rendez-vous permettra de revenir sur le livre, son écriture et les problématiques qui le traversent, tout en favorisant les échanges avec les lecteurs.

L’auteur participera également à la conférence inaugurale du FILAB, consacrée à « Littérature, médiation culturelle et promotion de la paix ». Il prendra part à cette réflexion aux côtés d’intervenants venus notamment du Bénin, du Burkina Faso, du Congo, d’Haïti, de Côte d’Ivoire, du Sénégal et de France.

Cette thématique entre particulièrement en résonance avec La grammaire du déchirement. La littérature peut en effet transformer un conflit international en expérience humaine accessible au lecteur, donner une voix aux victimes et créer un espace où les mémoires, les récits et les sensibilités peuvent se rencontrer.

Le FILAB, une scène internationale pour les littératures

Prévu du 8 au 10 octobre 2026, le Festival international du livre et des arts assimilés du Bénin entend réunir autour du livre des écrivains, éditeurs, chercheurs, artistes, professionnels de la culture et lecteurs.

La programmation prévoit notamment des conférences, ateliers, débats, expositions d’œuvres et cafés littéraires, avec une participation internationale particulièrement importante. Des délégations et intervenants venus du Bénin et de plusieurs pays d’Afrique ainsi que d’autres espaces francophones sont attendus.

À travers cette programmation, le FILAB entend faire du livre un espace de circulation des idées et des cultures. La présence de Thierry-Paul Ifoundza s’inscrit pleinement dans cette démarche : son nouveau roman ouvre une fenêtre littéraire sur une guerre qui continue de bouleverser l’Europe et dont les conséquences dépassent largement les frontières de la Russie et de l’Ukraine.

Entre mémoire, actualité internationale, identité, conflit et quête de paix, La grammaire du déchirement devrait ainsi constituer l’un des points d’entrée de la participation de l’auteur à cette quatrième édition.

Pour les lecteurs béninois, le FILAB offrira surtout une occasion rare : rencontrer l’écrivain, entendre sa parole, découvrir son nouveau roman et échanger directement autour d’une œuvre qui fait entrer la grande actualité mondiale dans l’intimité d’un personnage et d’une famille.

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